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 Seuls, dans une ruelle. Je ne suis plus seul(PV Soo Young d'amour)

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Minamoto Masaru

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MessageSujet: Seuls, dans une ruelle. Je ne suis plus seul(PV Soo Young d'amour)   Sam 7 Mai - 18:32

HJ: Je ne vois pas où mettre ce sujet à part ici.
Icônes et lecteur exportable à venir.

1er chapitre: " Mayonaka no kaabooi ni natte, kimi wo kimi wo ubaitai. Sono egao mamoru tame ni. Inochi kaketemo kamawanai " Mayonaka no Shadow Boy-Hey!Say!JUMP

La nuit semble me happer. Je ne sais pas quelle heure il est exactement. J’ai la tête qui tourne. Je ne sais pas trop par où commencer, tout est flou dans ma tête. Je dois tenter de remettre un peu d’organisation dans ma boîte crânienne. Que s’est-il passé, hier et aujourd’hui ? Je me rappelle vaguement de musiques entraînantes, et puis rien, le vide, le néant, quelque chose d’absolu qui m’entraîne, et qui finit par créer un vide immense, puis un soulagement. Je n’ai pas de souvenirs bien précis, je ne sais pas pourquoi. On dirait que je me suis tapé une sacrée cuite, et pourtant, je n’en suis jamais arrivé au point de ne plus m’en rappeler. J’espère que la big boss de l’agence n’en saura rien, sinon, je pourrai être viré, surtout que je ne suis encore qu’un Junior. C’est bête, hein Hoshi ? Je n’ai jamais pu te protéger, et je n’ai pas pu protéger notre rêve. Je suis un idiot, un idiot fini. Pardonne moi, imouto ! Pardonne moi ! Je suis incapable de ne pas blesser ceux qui m’entourent. Pourtant, je fais attention, je fais tout pour être précautionneux, mais, un bon à rien restera toujours un bon à rien, une espèce de chose indécise et flasque qui se perd même dans ses rêves, même dans son phare qui l’a sauvé d’une mer noire qui aurait plus l’engloutir comme un être humain aurait engouffré dans sa bouche un gâteau apéritif, avec des gestes auxquels il ne pense même plus. Quand l’amuse-gueule est vivant, c’est pire. Je suis l’amuse-gueule, qui traîne seul, sans fête. Sans amusement, sans champagne, sans rires, sans sourires…sans voir le sourire de ceux que j’aime.

Pourquoi est-ce que je broie du noir comme cela ? Bon d’accord, je ne suis pas quelqu’un de foncièrement gai, mais tout de même, cela ne me ressemble pas de déprimer de la sorte…Enfin, ça a bien dû m’arriver, mais, je ne me souviens, ni de la journée d’hier, ni de celle d’aujourd’hui. J’ai l’impression de flotter dans un monde de cotons. Il ne serait pas si désagréable que ça, en fin de compte, s’il n’y avait pas, bien sûr, cette horrible sensation de jambes engourdies, comme si elles étaient aussi cette matière blanche, légère mais, lourde à force d’être autant condensée. Je n’en peux plus, et je ne peux pas appeler à l’aide, je ne le mérite pas. Je ne mérite pas de souffrir, les autres souffrent déjà trop, et par ma faute. Pourtant, je souhaite arrêter de souffrir, que quelqu’un me tende la main. Mais, personne ne vient. Pourtant, il y a du monde dans la rue que je fréquente en ce moment. L’air est doux. On sent le Printemps qui revient, doucement, allégrement, avec parfois, des notes d’été. C’est agréable de pouvoir se promener la nuit sans pour autant s’emmitoufler et faire la réincarnation du bonhomme Michelin, vous savez, cet espèce de guide…j’en ai entendu parler sur un site mais, peu importe. Je savoure un petit instant l’air frais sur mon front et mes joues, ainsi que la partie de mon torse qui est découverte par ma chemise bleue nuit. Ca fait du bien. Cela me rappelle une chose, d’ailleurs. Un souvenir plutôt. Ma première cuite, ou, en tous cas, une des premières fois où j’ai été malade avec de l’alcool. Et je n’étais pas fier. En plus, je n’avais pas bu tant que ça, alors, si je ne m’étais pas arrêté…je m’en souviens encore d’ailleurs. J’étais là, écrasé contre un mur, il faisait une chaleur étouffante. Mes parents étaient en dîner d’affaires, je les avais accompagnés. Voyant que je palissais, mon père ne s’inquiétait pas, et m’envoya dehors pour éviter de l’humilier, alors qu’il avait eu la « gentillesse » de m’introduire dans ce monde si parfait qu’était le sien. Parfois, je me demande encore comment j’en viens à me culpabiliser de n’éprouver que de la pitié et/ou de la haine pour mon vieux. Bref, Hoshi n’était pas là, ma mère n’osait pas aller voir comment je me sentais. J’étais seul. Seul comme un chien. Je ne l’ai jamais dit à Hoshi, je ne voulais pas qu’elle culpabilise, mais mon père, lui, n’a pas raté une occasion de m’humilier. Il a donc royalement raconté à ma sœur comment il m’avait vu pâlir, sur le point de régurgiter. Il aime m’humilier, ce n’est pas le bon sens qui l’étouffe, et ma petite sœur, il s’en fout. C’est à se demander s’il ne s’est pas cogné la tête pour m’avoir demandé de l’héberger. En tous cas, il n’a pas dû avoir le choix. Bah, après tout, c’est son travail, pas le mien, et heureusement, nous, ses enfants, nous avons une ambition tout autre de la sienne, même s’il était ambitieux aussi, mais à sa façon. Il n’a pas supporté que nous agissions d’une manière différente de la sienne ou de ce qu’il avait tout simplement imaginé comme pouvant être nos actes, des actes idéaux. C’est tout. Au fond, je pense qu’il sait qu’on ne fait pas ça dans un mauvais but et que cela peut nous faire grandir. Mais il s’en moque. Comme je l’ai précisé, mon père aime me blesser et il s’en fout de faire du mal à Hoshi. Je le déteste, point barre. De toute façon, ce qui devait arriver arriva, Hoshi se sentit mal pour moi et culpabilisa, moi, j’étais mort de honte sur tous les plans. Il aime ça, mon vieux. Quand il a battu Hoshi sous impulsions, il… ! Bref, je préfère ne pas me remémorer ces incidents. Néanmoins, quoi qu’il en soit, je suis moins dans le brouillard à présent. J’arrive à organiser des faits, même à partir de lointains souvenirs. J’étais un môme lors de cette cuite, mais, elle m’en rappelle brusquement une autre, durant laquelle, j’ai eu le bonheur de ne pas être seul… !

Ca me revient à présent ! Soo Young ! Elle était là, elle était bel et bien là. C’était dans une rue parallèle à celle qui contenait le grand restaurant où je me suis payé cette cuite en question, celle où j’avais quatorze ans et que Hoshi dormait chez une amie du collège. J’étais heureux qu’elle ait des amis, comme une fille de son âge doit avoir pour grandir. Donc, cela m’a énervé quand le vieux a…mais bref ! En plus, il a cru bon de rajouter « Si tu avais été là, tu aurais pu le surveiller et il n’aurait pas osé boire autant. Mais devant moi, ça fait son malin, ce genre de petite graine. » ! Bref, donc, cette concernant cette cuite, je venais de rentrer à l’agence. Je n’étais plus un môme. Et, je venais de rencontrer la plus belle des filles, des créatures que cette Terre n’a jamais eu l’habitude de loger en son sein. De plus, elle était incroyablement gentille, ouverte, humble, créatrice, talentueuse… ! Certains pourraient penser que j’exagère mais, j’étais réellement tombé amoureux ! Amoureux de cet ange tombé du ciel et qui ne se plaignait pas de se retrouver parmi ces êtres qui pouvaient s’avérer être de vraies crapules, pour être poli. Je l’ai rencontré à une fête qu’organisait l’agence. Je m’en souviendrai toujours. Je dérive, mais je m’en moque. C’est en dérivant sur ces vagues que j’arrive sur la plus belle des plages, avec un soleil couchant qui irradie le ciel de couleurs méconnues, comme le vert flash, le rose, le,… ! Donc, je me remémore cet instant. Peut-être que cela pourrait me faire du mal, mais pour le moment, ça me fait du bien. Ca me procure même un sentiment de plaisir extrême, intense.

Elle était là, sa robe rose épousait à merveille les courbes de son corps tenu. Ses formes étaient ni trop extravagantes, ni trop plates. Son sourire humble et éclatant dans sa personnalité que j’aime plus que tout au monde, laissait dévoiler un grand jeu de perles entre deux lèvres pulpeuses, quelque peu rehaussé d’un rouge à lèvre magnifiquement sexy, et qui, étrangement, allait à merveille avec sa robe ! Et ses cheveux, mon dieu, ses cheveux ! Les déesses, si elles existaient, aurait pâli de jalousie en n’en voyant qu’une seule de ses mèches, douces et soyeuses. Elle avait un chignon, classe et ample, mais une mèche ou l’autre s’échappait parfois pour aller caresser son gracieux visage où brillaient deux yeux noisette rieurs. Je n’étais pas le seul garçon à l’avoir remarquée. C’est pourquoi, je m’en suis voulu de ne pas avoir été suffisamment rapide. Et puis, mine de rien, on était surveillés ! Oh, et puis, au diable les bonnes manières ! J’ai marché vers elle, lorsque je voyais que deux mecs l’ennuyaient copieusement. Que j’aille lui parler ne leur a pas plu. Quoi, ces pré-seniors croyaient pouvoir se mesurer à moi alors qu’ils embêtaient une jeune fille, pour laquelle, en plus, j’ai eu le coup de foudre ? Non, je voulais la protéger. Ils étaient ennuyeux au possible et leur regard s’allumait d’une perversité croissante.

Finalement, on n’a pas eu à se battre, mon regard a fini par suffire. J’ai cru qu’elle allait m’ignorer, mais non, elle me souriait ! A moi ! J’étais tellement heureux ! J’ai cru que mon cœur allait littéralement sortir de ma poitrine pour venir fondre dans ma bouche. Je pouvais au moins avoir le privilège de parler avec cette créature ! Je pouvais mourir en paix ! Sincèrement. Bon, bien sûr, je n’aurai jamais abandonné Hoshi et ce n’était qu’une métaphore mais, en cet instant présent, je fus le plus heureux de tous les hommes sur Terre. Lorsque la danse a commencé, j’ai voulu me taire, mais je lui ai demandé de m’accorder « cette danse ». Cliché…et puis, elle pouvait me dire non. Mais, elle m’a dit oui. Nous sommes partis tard, et je croyais ne plus jamais la revoir, même si son agence était affiliée à la mienne-et inversement bien sûr -. Comme un prince qui sait sa fatalité. Sauf que je me trompais, une fois de plus ! J’accumulais les méprises…pour mon plus grand plaisir.

Il s’est passé trois jours sans que je ne la recroise. Pourtant, au début, j’espérais un peu. Et puis, je l’ai vue dans une émission télévisée à laquelle je devais participer ! Et là, j’ai vu à quel point elle était spontanée, rieuse, marrante, joviale, et surtout, une excellente artiste ! Je l’admirais même ! Je voulais au moins qu’elle me donne un ou deux conseils. Cette poupée charismatique a fait attention à moi par deux fois…et, ce ne fut pas les dernières. Sur le plateau de l’émission, elle m’a demandé d’interpréter une chanson de mes senpai, et on a rigolé sur un jeu. C’était très divertissant. Là, j’ai pris pleinement conscience du mot « divertissement ». Ce n’est pas un mot pitoyable, culcul, et tout ce que vous voulez. Il s’agit d’un mot transcendant. Bref, nous avons encore discuté dans les loges, et, heureusement, notre complicité n’a pas été mal perçue, vu qu’en effet, on nous a désignés comme présentateurs remplaçants d’une émission connue, deux de nos senpai partant en tournée pour un an ! C’était magnifique !

Lorsque nous sommes partis en petit trip, trois mois plus tard, à Osaka, ma ville natale, nous ne nous sommes pas fait prendre. Nous devions, en effet, rencontrer un autre chanteur le temps d’une interview pour une émission bonus. Et le soir-même, nous avions échangé notre premier baiser. C’était tout simplement magique, indescriptible. Ca n’avait pas un goût de citrons, ni même de lèvres. Ca avait un goût propre à Soo Young, propre à l’amour que j’éprouvais pour elle. Et que j’éprouve toujours. Cinq jours plus tard, pour fêter une audience fructueuse, nous avons fêté ça. J’étais mort, j’avais honte de montrer cette face de moi à Soo Young, d’autant plus qu’elle aurait pu se faire draguer, ce qui se produisit mais, cela ne dériva pas, et Soo Young m’emmena chez elle, discrètement.

Je n’étais plus seul. Je n’étais pas comme un chien !

Et puis, six mois plus tard, je devais partir pour enregistrer des chansons qui allaient être décisives pour ma carrière. J’ai été rejoint par ma meilleure amie, Kumiko. Son mec l’avait lâchée. La pauvre ! Elle avait tant souffert qu’elle m’a prise dans ses bras, je l’ai enlacée aussi et des fans stupides sont passées par là avec leur appareil photo ! Clic, clic, clic, avant que je ne m’en rende compte, les photos étaient déjà sur le net, et sur l’ordinateur de ma petite Soo Young. Au Japon, cela suffit pour être pris comme une tromperie, et, elle m’a plaqué aussi sec. Je me suis très mal porté pendant des mois. Heureusement, des dates ont été annulées et nos senpai sont rentrés deux mois plus tôt que prévu. Pile poil quand cela a viré au cauchemar. Mon songe a pris fin, je me suis brutalement réveillé. Je n’apparais dorénavant plus devant Soo Young, pour ne pas blesser, mais, mon amour pour elle reste intact, il est même grandissant en fait !

Soudain, je me souviens ! Hier, imouto est partie chez des amies du lycée, deux jumelles. Je l’ai laissée faire et j’ai invité des potes à l’appart’ ! Puis, nous sommes sortis, et nous avons été dans une discothèque branchée de Shibuya. Là, un de mes potes, complètement saoul a croisé une de ses mauvaises fréquentations, que je ne supporte pas et qui ne supporte pas, en revanche, que je ne sois pas à sa botte. Ca a failli dégénéré lorsqu’il m’a parlé de Soo Young et qu’il allait se la faire, que je n’étais qu’un imbécile et qu’en plus, ça devait être une fille facile. J’ai voulu l’empoigner. Mais, je suis sorti, et je me suis affalé chez moi, je n’avais pas beaucoup bu, mais là, je suis bien enfilé sept bières et deux autres trucs alcoolisés, à base de vodka je crois. Je me suis réveillé ce soir, la tête dans le cirage. J’ai pris ma douche et j’ai laissé le jet couler sur mon torse, mes bras, mon dos, mon visage,…bref, sur ma peau quoi. J’aurai tant aimé que ces notes grelotantes soient les doigts de Soo Young. Bref, après quoi, j’ai pris une chemise bleu nuit, un pantalon noir ainsi que des baskets foncées, j’ai tout enfilé et j’ai eu peur ! Hoshi ! J’ai consulté ma messagerie ! Ouf, elle passait une nouvelle nuit chez ses amies.

Le monstre m’a sorti d’une partie de ma torpeur ! Une faim de loup m’a frappée, en plus de mon mal de tête, forcément. J’ai pris des cachets, j’ai mangé un bol de nouilles instantanées comme un vieux papi, alors que j’aime cuisiner mais bon, et voilà comment je me retrouve dehors à cette heure.
Soudain, un parfum m’appelle. Une silhouette se dessine et semble danser avec les étoiles. Ses yeux malicieux, ses lèvres, ses dents, sa grâce, son charisme, sa démarche, ses cheveux…je me rapproche…à la lueur d’une devanture d’un magasin, que reflète son magnifique reflet qui ne vaut pourtant pas l’originale, je la reconnais ! Soo Young ! Soo Young ! Je me mets à la suivre, je ne vais pas réapparaître devant elle, mais je veux m’approcher un peu plus, j’en ai besoin, et puis, ne sait-on jamais !
Z. apparait ! Z. est le surnom de la mauvaise fréquentation de mon ami, Makino. Il l’empêche de passer et l’entraîne dans une ruelle encore plus désaffectée que celle dans laquelle nous avions tourné. Je me précipite vers le mec. Il fait nuit noir, je me bats rarement, il a plus d’expérience que moi, pourtant, je commence à le tabasser, sans retenue. Que son sang explose sur les briques de ce mur ! Qu’il ne touche pas au seul ange descendu sur Terre ! Qu’il ne la touche pas !


Dernière édition par Minamoto Masaru le Sam 7 Mai - 18:37, édité 1 fois
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Choi Su Yeong - Soo Young

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MessageSujet: Re: Seuls, dans une ruelle. Je ne suis plus seul(PV Soo Young d'amour)   Sam 7 Mai - 18:36

    *Cette silhouette…Si loin et pourtant si proche, si claire et en même temps tellement floue…Etais-ce au moins réel ? Et pourtant, malgré toutes ces contradictions, je ressentais le besoin de l’approcher ? Qui étais-ce ? Toujours de dos, toujours a marcher sans que je ne puisse la rattraper. Je pouvais courir, crier pour qu’elle s’arrête jusqu’à me détruire les poumons, mais cette silhouette continuais sa route, s’éloignant de moi sans daigner se retourner, totalement indifférente. Mais au plus profond de moi, je savais qu’il me fallait l’attraper. Pourquoi ? Je ne savais pas trop, ça venait de mon instinct peut-être...Mon propre corps et mon cœur réclamaient cette étrange silhouette. Tout se mettait alors à tourner, me plongeant dans un véritable tourbillon. Tout paraissais si réel et pourtant si loin de moi…Et pourquoi étais-je aussi triste ? Quelle était cette boule qui se nouait et m’étouffais ? Tout ressemblait de nouveau à un immense brouillard se propageant tout autour, entourant chaque infime partie de mon corps, puis…*

    Des larmes ? Soo Young venait de se réveiller en sursaut. Quelle heure était-il ? 4 heures…Les filles qui partageaient sa vie dormaient, à cette heure…Tout le monde devait certainement être plongé dans un profond sommeil, mais pas Soo Young. Elle venait de faire ce cauchemar…Ce n’était pas non plus la première fois. D’où sortait-il ? Il la hantait presque chaque nuit, ces derniers temps, et elle ne pouvait pas en comprendre la signification. Elle se réveillait à chaque fois en se sentant mal et, souvent, en étant en larme. La jeune fille décida donc de sortir de son lit discrètement, descendant chercher un verre d’eau afin de se changer les idées. Tout ceci était certainement du à la fatigue. Du moins, elle l’espérait. Ces derniers temps étaient particulièrement difficiles pour elle. L’agence demandait beaucoup au groupe entier, et Soo Young avait dû participer à des publicités & photoshoot sur son temps en plus. Mais elle estimait ne pas avoir le droit de se plaindre, des millions de personnes souhaiteraient certainement être à sa place. Donc elle cumulait cela sans rien dire, s’efforçant à paraître toujours aussi souriante, ne montrant pas que la fatigue prenait le dessus. Et apparemment, ça marchais plutôt bien. Même ses amies les plus proches, qui remarquaient toujours quand quelque chose n’allait pas, n’avaient encore rien dit. Ah si, elle avait juste eu droit à une petite remarque : C’était étrange, mais elle mangeait moins. La jeune fille avait seulement répondue avec un sourire, certifiant que c’était juste une impression, et qu’elle ne pouvait pas diminuer la dose de nourriture qu’elle avalait. Et pourtant…Ses amies avaient vues juste, l’appétit lui manquait. Mais elle préférait le nier, ne voulant inquiéter personne, pour ne pas les retarder. C’était dans son caractère, on ne pouvait pas la changer, c’était comme ça. Et puis, ça n’allait pas durer éternellement, donc il n’y avait pas de quoi s’inquiéter. C’était juste un petit moment à passer, elle aurait le temps de se reposer plus tard. La jeune femme prit donc un verre d’eau et avala au passage un cachet pour sa tête qui la faisait souffrir. Elle alla chercher une fine couverture blanche pour aller se recoucher sur le canapé, laissant une petite lumière éclairer la pièce. Le sommeil mit du temps à lui venir…Elle regardait la pièce, le plafond, les meubles, tout ce qui l’entourait quotidiennement. Mais quelque chose manquait à ses journées, elle le savait. Mais quoi ? Qu’est-ce qui pouvait lui créer un tel manque ? Soo Young ferma lentement les yeux, pensant à tout ça, sombrant dans un sommeil sans rêve…

    Quel silence…Quelle tranquillité…Et cette douceur qui caressait le visage de la jeune femme, lui procurant un effet de bien-être qu’elle n’avait pas eu l’occasion de gouter depuis plusieurs jours. Ses yeux s’ouvrirent difficilement et lentement, aveuglés par ce rayon de soleil qui s’était posé sur elle, la forçant à se réveiller avec une infinie douceur. Il fallu plusieurs minutes pour qu’elle émerge totalement, mais ce fut agréable à un point que vous ne pourriez même pas imaginer. Notre belle Soo Young resta ainsi, allongée sur ce canapé dans une pièce illuminée, à regarder dans le vague, jusqu’à se rappeler lentement du pourquoi et comment elle s’était retrouvée la. Tout ceci se faisait lentement, mais ça faisait énormément de bien. Car en ce moment, elle dormait mal, peu et devait se taper des réveils horribles, avec une des filles qui hurlait à travers l’appart’, ou son téléphone qui sonnait…D’ailleurs, c’était étrangement calme, la. Même plutôt inquiétant. Soo Young se leva, enroulée dans sa fine couverture blanche, et fit quelques pas. La, en évidence sur une table, se trouvait une feuille blanche avec quelques mots gribouillés, de la part des filles : « Tu as vu comme on a été discrètes aujourd’hui ? On ne voulait pas te réveiller. Repose-toi, tu en as besoin ! On devait répéter, mais on dira toutes que tu étais malade, donc profite bien de ta tranquillité. Appelle nous si ça va mal, ou si tu as besoin de quelque chose ♥ » Quelques-unes avaient fait des dessins et des cœurs partout. Elles étaient vraiment géniales…C’était sa famille quoi, celles sur qui elle pourrait compter jusqu’à la fin de ses jours, celles qui la comprenaient même sans échanger de paroles, celles qu’elle aimait plus que tout au monde, celles qui étaient irremplaçables. En tout cas, ceci eut le pouvoir de rendre un magnifique sourire à notre jeune Soo Young. Elle avait finit par avoir une autre partie de sa nuit tranquille, et le soleil présent lui donnait l’impression d’être en pleine forme ! Il fallait profiter de cette journée. Elle commença donc par prendre une douche, une longue douche brulante accompagnée de musique. Vous savez, rien que ce genre de chose procure un bien intense à Soo Young, dans ces périodes d’extrême fatigue, où elle n’avait pas envie de grand-chose. Elle put ensuite s’asseoir devant la télévision, grignotant du chocolat et un jus de fruit devant un dessin-animé, sans s’occuper du temps qui défilait. C’est ainsi que se passa sa matinée, très rapide. Elle aurait aimé passer le restant de sa journée à faire ça, se détendre totalement, sans penser à quoique ce soit, jusqu’au retour des filles. Elle avait envie de les voir, et de les remercier. Soo Young se leva alors, motivée pour faire des fondants au chocolat pour leur retour. Bon, d’habitude, c’était les autres qui cuisinaient pour elle, mais elle n’était pas si nulle en cuisine, surtout pour ce qui était à base de chocolat. La jeune femme en mit un peu partout, mais finalement, réussit à faire de beaux gâteaux tout mignons, et elle était plutôt fière d’elle. Il fallait attendre qu’elles rentrent, maintenant…Elle se remit devant les dessin-animés, et s’endormit de nouveau. Le réveil se fit avec autant de douceur, une heure plus tard. L’après-midi touchait à sa fin, et Soo Young était totalement heureuse. Elle se sentait en pleine forme !
    Malheureusement, quelqu’un en avait décidé autrement et la jeune femme entendit son portable qui se mit à sonner. C’était une amie proche, qui pleurait en lui disant qu’elle voulait la voir. Que se passait-il ? Ca avait l’air sérieux…Tant pis pour la fin de la journée qui devait se passer tranquillement, elle ne pouvait pas la laisser seule. Et elle était douée pour remonter le moral des autres, donc autant que ça serve. Soo Young prit tout de même le temps de se préparer, détachant ses cheveux longs qui ondulaient légèrement. Elle enfila un beau tee-shirt gris et noir, un mini short noir, une veste grise et des escarpins assortis. Vous savez, ce genre de chaussures qu’on voit à la télévision et dans les défilés. Ces trucs qui semblent impossible à porter, et dont toutes les personnes ‘banales’ se disent « Très peu pour moi, je n’sais pas marcher avec ». Mais quand on est une star –surtout une soshi-, on met régulièrement ce genre de chose, on n’a pas mal aux pieds et on a la démarche parfaite qui va avec. Donc, ça ne la dérangeait pas du tout. Elle prit son portable, fixant un lieu de rendez-vous avec son amie. Elles se retrouvèrent donc à un bar/café, alors que la soirée commençait, s’asseyant à une table. L’amie en question, semblait vraiment verser toutes les larmes que son corps pouvait contenir. Soo Young tentait de la calmer un peu, remarquant bien tous les regards intrigués posés sur elles. Il fallut bien plusieurs minutes pour que la jeune fille se calme assez pour pouvoir expliquer ce qu’elle avait. En fait, tout ça était juste dû à une histoire d’amour. Enfin, « juste » ? C’était important quand même ! Elle venait de se faire lâcher par son copain, et semblait très mal le vivre. Soo Young se demandait bien comment elle pouvait se mettre dans un état pareil à chaque fois. C’est pas comme si leurs histoire durait depuis 2 ans, quoi..Ils s’étaient mis ensembles à peine deux semaines auparavant. Et puis, elle en trouverait bien un autre le lendemain, comme d’habitude. La jeune femme la consola tout de même, disant qu’elle comprenait et qu’elle trouverait quelqu’un de bien mieux dans les jours prochains. Le genre de chose que tout le monde dit à chaque fois. Et puis d’un côté, c’était un peu de sa faute aussi, elle s’attachait trop facilement au premier venu. Mais bon, ça, c’était un détail qu’il fallait éviter de relever si elle ne voulait pas être témoin d’une nouvelle vague de larmes. Elles restèrent donc encore une heure à se consoler, Soo Young se mettant à glisser quelques blagues et de beaux sourires pour que son amie cesse de pleurer. C’était compliqué, d’être une bonne amie *BAM* La soirée était alors bien entamée, et l’amie avait récupéré un sourire, motivée à oublier celui qui venait de lui briser le cœur et prête à faire de nouvelles rencontres. Et forcément, elle voulait commencer sa « chasse » dès ce soir. Elle insista au près de Soo Young, disant qu’elle devait aussi se trouver quelqu’un, et qu’elles devaient sortir faire la fête. La jeune femme ne pouvait pas refuser…Son amie allait mieux, mais elle ne pouvait pas la laisser comme ça. Après s’être bu un bon cocktail plein de couleurs (si, si, très important !), elles partirent du bar en riant, prenant la direction de la boîte de nuit la plus proche. Avec tout le sommeil qu’elle avait récupéré, Soo Young se sentait en pleine forme pour aller danser.
    La soirée qu’elle passa fut excellente ! Elles dansèrent pendant longtemps avec un groupe de gars qui étaient la aussi. Ils avaient le même âge qu’elles et étaient cool, ce n’était pas le genre de mec à vouloir draguer à tout prix, donc la soirée se passa tranquillement. Et Soo Young, comme elle s’en était doutée, remarqua que son amie avait déjà oublié sa petite histoire et semblait étrangement proche d’une de leurs nouvelles rencontres. Tant mieux pour elle, après tout. Celle-ci lui demanda alors de l’accompagner aux toilettes, pour se remaquiller. Soo Young l’accompagna donc, s’asseyant à côté en la regardant sortir son maquillage, lui demandant :

    -Il te plait ?

    Son amie parut étonnée par la question, continuant de se maquiller :

    -Qui ça ?

    -Baah..A ton avis ? Celui avec qui tu sembles bien t’amuser, quoi.

    -T’as remarqué ? Il est super cool…Il me fait rire et je lui plais aussi, donc je n’vais pas le laisser filer. Et toi, tu peux dire, mais qu’est-ce que t’attends avec son meilleur ami ?

    -Hm ? Je n’vois pas de quoi tu parles.

    -Je me demande souvent si t’es pas aveugle, comme fille .__. En tout cas, j’ai bien remarqué qu’il te regarde sans arrêt, il t’aime bien, il est sympa & beau, qu’est-ce que t’attends ?

    -Non merci.

    -Mais pourquoi ?! Je ne t’ai pas vu te mettre sérieusement avec quelqu’un depuis longtemps. Faut que t’arrêtes d’être si difficile, tu n’auras pas de difficulté à trouver quelqu’un qui te corresponde, donc profite !

    -Et moi je te dis que j’veux pas ! Je suis pas difficile, c’est toi qui tombe amoureuse trop facilement. Regarde dans quel état ça te met après, j’ai vraiment pas de temps à perdre avec ça, en ce moment.

    -T’es vraiment têtue ‘-‘ Je n’pourrais pas te faire changer d’avis, donc fais comme tu veux. Mais je pense sincèrement que tu devrais t’en soucier, je suis certaine qu’une relation avec un mec bien te ferais aller mieux. On y retourne ?

    -Ouaip’ !


    Les deux filles rigolèrent et retournèrent parmi le petit groupe. Ils continuèrent à s’amuser jusque tard…Enfin, tôt, si on regardait l’heure exacte. Ils s’échangèrent alors leurs numéro, promettant de se revoir, et Soo Young eut même droit à un bisou sur la joue de la part de celui qui ne l’a lâchait pas des yeux. Finalement, son amie avait raison, il était mignon. Elle lui sourit, disant qu’ils devraient se revoir un de ces jours prochains et chacun repartit. La jeune femme accompagna son amie jusqu’à un taxi pour qu’elle rentre tranquillement, disant qu’elle voulait rentrer à pieds, que ce n’était pas loin si elle prenait les raccourcis et qu’elle voulait marcher un peu, pour profiter de la fraîcheur de la nuit après avoir eu chaud dans cette boîte. Son amie n’insista pas, lui disant de faire attention et de l’appeler dès qu’elle serait rentrée.

    -T’inquiètes mamaaaaan ! Peut rien m’arriver, je fais attention. Au pire un prince charmant viendra me sauver sur son fidèle cheval blanc.

    Les jeunes femmes rigolèrent et après lui avoir fait un dernier signe de la main, Soo Young partit en direction de chez elle. Elle avait réellement apprécié cette journée, et cette soirée. Mais depuis la conversation qu’elles avaient eue dans les toilettes, son sourire paraissait triste et sonnait de plus en plus faux. Elle ne pouvait pas cesser de penser à ce que son amie lui avait dit. Et elle avait totalement raison…Il était peut-être temps qu’elle se mette avec quelqu’un de bien. D’un côté, elle enviait son amie qui passait d’une relation à l’autre sans problème. Elle pleurait un coup, et c’était bon, elle pouvait passer à autre chose. Pourquoi ça ne marchait pas, pour Soo ? En y repensant bien, elle n’avait pas aimé quelqu’un depuis qu’elle avait quitté Masaru. Pourtant, elle avait essayé. Essayé de l’oublier totalement en le remplaçant par quelqu’un d’autre. Mais ça ne fonctionnait pas vraiment…Il semblait la hanter, et même si elle voulait l’oublier, il lui arrivait fréquemment d’y penser sans vraiment s’en rendre compte. Peut-être que ses cauchemars étaient dû à ça, et ce vide qu’elle ressentait régulièrement. De toute façon, il était très certainement avec sa petite amie qui l’avait remplacée, donc elle n’avait plus besoin d’y penser. Sa décision était prise : C’était l’heure de faire une croix sur ses anciens souvenirs et de commencer une nouvelle histoire. Soo Young continuait de marcher dans ces rues désertes et sombres, ne faisant pas vraiment attention à l’endroit ou elle se trouvait, parcourant son portable pour envoyer un message à sa nouvelle rencontre, en boîte. C’est en regardant ses contacts qu’elle vit « Masaru ». Elle commença par supprimer les cœurs qu’il y avait autour de son nom, ils n’avaient rien à faire la. Marchant toujours, elle se demandait si ce numéro pourrait lui être utile. Après tout, elle ne risquait pas de le rappeler…Elle devait passer à autre chose, elle devait s’en débarrasser. Mais vous savez, même après le premier ‘clic’, il y a cet éternel message qui s’affiche : « Voulez-vous vraiment supprimer ce contact ? ». Et c’est dans ces moments la que, même avec toute la volonté du monde, on se met à douter. Elle le voulait, il le fallait, mais en même temps…Qu’est-ce qui l’en empêchait, de toute façon ? Soo Young se décidait, lorsqu’elle fut surprise par une forme qui s’approcha d’elle rapidement et l’empêcha de passer. Elle n’eut pas le temps de parler ni de crier, ne comprenant pas ce qu’il lui arrivait tellement se fut rapide. Ce bras d’homme se referma sur elle, l’entraînant dans une ruelle ou aucune lumière ne passait, pas même celle de la lune. Elle ne voyait rien, était totalement perdue, et ne pouvait pas se débattre. Crier ? Pourquoi faire ? Il n’y avait personne, ici. C’est à ce moment qu’elle regretta la tenue. Les escarpins n’étaient pas vraiment l’idéal pour se débattre et partir en courant, c’était même impossible. La peur l’a prit soudain, et elle se mit juste à regretter d’avoir décidé de rentrer en marchant. La suite se passa très vite. Celui qui l’a tenait la lâcha et se fit frapper. On ne voyait pas grand chose, dans cette nuit noire, mais ce qui était certain, c’est qu’il y avait quelqu’un d’autre qui venait de la ‘sauver’ et se battait maintenant. C’était quoi, le délire ? En l’espace de quelques secondes, ça s’était passé comme dans les films. C’était une blague peut-être ? Apparemment, non…Vu les bruits, ils semblaient se battre réellement, et pas doucement. Mais Soo Young était terrifiée par les bagarres. C’était sans doute son côté sensible, mais même à la télévision, elle ne supportait pas les gens qui se tapaient dessus. Et la, c’était à cause d’elle, donc c’était encore pire. Elle n’eut pas vraiment le temps de réfléchir…

    -ARRETEEEZ !

    Bon, elle aurait pu trouver mieux, pour faire stopper ça. Mais elle venait de le hurler, un cri aigu et vraiment fort qui reflétait la peur qu’elle avait. Et puis, ça semblait avoir fonctionné…Celui qui l’avais ‘agressé’ en profita pour se dégager et partir en courant, tant bien que mal. Il était très certainement bien blessé, mais pas mort au moins, c’était déjà une bonne chose. Soo Young était toujours à se demander ce qui venait de se passer, et si elle n’était pas encore dans un rêve. Il fallait le vérifier…Malgré l’obscurité, elle voyait la silhouette de son sauveur, qui était de dos. Elle s’approcha lentement, laissant le silence absolu qui les entourait. La jeune femme était terrifiée…Elle tendit une de ses mains qui tremblais, la posant contre le dos de cette personne, sentant alors le tissu de sa chemise. Sa voix cassa le silence de la nuit, douce et tremblante :

    -Merci…

    Ce n’était que quelques mots, pas grand-chose. Mais je ne vous cacherais pas qu’elle avait peur. Elle aurait très bien pu partir, oubliant cette histoire. Mais on venait quand même de la sauver, elle ne pouvait pas s’enfuir après ça. Et puis, cette personne l’intriguait…Tout ce qu’elle savait, c’était le fait que ce soit un homme. Forcément, on a rarement vu une fille venir comme ça se battre avec quelqu’un, en plein milieu de la nuit. Pour l’âge, elle n’en avait aucune idée, mais dans tous les cas, ça ne pouvait pas être un vieux. Surtout vu sa taille…Il était grand, donc il devait encore être jeune. De nombreuses questions lui venaient alors : Qui c’était ? Comment il avait fait pour être la à ce moment, alors que toutes les rues étaient désertes ? Et pourquoi l’avoir aidé ? Soo Young repensa à ses paroles, dites un peu avant à son amie « au pire, un prince charmant viendra me sauver ». Elle avait dit ça en rigolant, sur le coup, mais ça semblait pourtant bien être le cas…Il fallait qu’elle ait des réponses à toutes ses questions, il ne pouvait pas partir maintenant…
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Minamoto Masaru

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MessageSujet: Re: Seuls, dans une ruelle. Je ne suis plus seul(PV Soo Young d'amour)   Sam 7 Mai - 20:01

Il y a des phrases qui sont tellement entendues qu’elles sont dénuées d’originalité, et qu’à la fin, les dire en enlève tous les soupçons de légèreté qui se faisaient ressentir les premières fois. Cela, Masaru le savait pertinemment bien. Après tout, il a des envies viscérales de protection, depuis qu’il est tout petit. Il ne dénigre pas les femmes, au contraire, et trouve cela injuste que des gens puissent ainsi souiller leur beauté, leur gentillesse,… ! Certes, les femmes pouvaient être effrayantes mais, ce n’était pas le cas de deux filles au monde : Hoshi, sa petite sœur, et Soo Young, son ex, une SNSD. Une créature splendide, et d’une gentillesse sans bornes. Malgré sa grande souffrance, Masaru ne se sentait pas pouvoir se plaindre, il estimait tout juste qu’il avait le droit de vivre. C’était déjà ça. Cependant, il vivait surtout pour sa petite sœur. Je ne dirai pas qu’il serait allé jusqu’à se suicider mais, après tout, je ne fais que spéculer, je ne suis qu’une narratrice. Mais bref. Masaru souhaitait protéger ces deux jeunes filles de tout son cœur. Oui, il le souhaitait. Mais, dire « je veux te protéger », c’est niais, selon lui. Il n’arriverait pas à le dire d’une manière que Soo aimerait. Non, c’est impossible, mieux vaut se taire. Et jusqu’à présent, il ne s’était même pas autorisé à s’approcher de la jeune fille. Pourtant, il aurait pu, néanmoins, il l’avait délibérément évitée. Cela peut paraître idiot mais, ce brave jeune homme a ses raisons. Il faisait taire son cœur pour faire le plus possible parler celui de celle qu’il aimait. Bien sûr qu’il serait jaloux de la voir dans les bras d’un autre homme. Peut-être même, qu’inconsciemment, c’est aussi pour cela qu’il évitait la jeune femme. Mais, consciemment, c’était pour tout autre chose en réalité. Il y a une raison toute simple : pour la protéger au mieux, pour ne pas la blesser avec son image. Il y en a une seconde aussi, moins importante. Mais, il trouve qu’un mec qui tombe à genoux fait pitié, et, il n’y a rien de pire qu’un mec collant de toutes les manières. Masaru a bien compris la psychologie des femmes. Quoi que compliquée. En effet, les femmes aiment aussi quand les hommes tentent de les récupérer. Hélas, il y a un équilibre à trouver qui n’est pas toujours évident. Et puis, il avait juste enlacé sa meilleure amie ! Ce n’est pas la fin du monde. Mais, il faut lui dire cela à lui ! Il s’en veut, c’est tout.

S’il a approché la jeune fille aujourd’hui, c’était aussi pour deux raisons. La première est qu’il déteste ce genre de comportement, c’est-à-dire, celui des agresseurs, mais la seconde est que ce dernier a, non seulement provoqué le jeune homme, mais en plus, il a osé mettre ses envies à exécution, sur celle qu’il aimait. Comment a-t-il osé ? COMMENT ? Ce mot se répercute encore dans la tête du jeune homme qui halète encore, le souffle court, en sueur, les poings serrés, le pouls accéléré, quelques mèches de ses magnifiques cheveux plaqués sur son front par cette transpiration fine, et il savoure tout d’un coup la fraîcheur d’un petit vent nocturne qui se lève, malgré le retour des beaux jours, et des nuits agréables. Quelques petites gouttes ruissellent sur les pavés, leur donnant un petit manteau de pluie, qui a dû s’écouler ici la veille. La ruelle est humide, comme beaucoup de ruelles, que beaucoup de jours secs et ensoleillés ne suffisent toujours pas à réchauffer, à évaporer.

Je vous ai parlé des deux êtres les plus importants pour Masaru. Nous en avons tous, non ? Hoshi vit avec lui, comme dit précédemment, cependant, elle est chez des amies à ce moment précis. Masaru en était un peu nostalgique, pour une fois qu’il pouvait avoir sa petite sœur à ses côtés. Mais, quoi qu’il en soit, il est content pour elle, et maintenant, il est surtout heureux de savoir qu’il a protégé Soo Young. C’est un sentiment de joie personnelle, mais ça va bien plus au-delà de celui-ci. Cela le transcende. Mais bref. Hoshi et Soo Young ont eu l’occasion de se voir. Minamoto s’en souviendra toujours. Il était déjà surpris, en rentrant de la Johnny’s, assez tôt pour une fois, vers 17h, de retrouver sa petite sœur chez lui, et qui travaillait en plus. Et elle n’était pas seule. Elle était accompagnée de sa petite amie, enfin, de celle de l’époque, la seule qu’il a réellement aimée. Il s’est tenu dans l’entrebasure de la porte, bouche bée, coi, comme deux ronds de flanc. Soo Young l’aidait, à côté d’un cahier, d’un splendide cahier tout neuf, aux dessins splendides, que jamais son père n’aurait été d’accord d’acheter :

« Tu as vu tout ce que grande sœur m’a donné ? Par exemple ce cahier, il est superbe, hein ? » Masaru a dégluti. Il ne savait pas s’il devait être en colère ou non, mais, une chose était sûre, il était ému. Il voyait sa sœur, heureuse, et sa petite amie qui levait lentement le visage vers lui, retirant de son magnifique regard noisette et pétillant de malice, une mèche soyeuse et quelque peu rebelle, d’un geste gracile du poignet. Elle souriait au jeune homme, à pleines dents :

« Ta petite sœur m’a appelée. Elle t’aime beaucoup tu sais. Elle n’arrête pas de me parler de toi. Je crois que je suis un peu jalouse. »

« Quoi ? Jalouse ? Ne confond pas tout, c’est ma imouto ! »

« Mais je sais ! » Soo Young avait failli s’étrangler en riant ainsi et dit en désignant sa petite sœur quand Masaru comprit que cette dernière ne pouvait pas avoir le numéro de sa copine :

« Elle te l’a piqué dans ton portable. Mais ne t’inquiète pas. Cela m’a fait plaisir de la voir. Elle est si mignonne, vous avez l’air d’être proches ! Elle avait besoin d’aide. Elle étudie le Coréen cette année, et ce n’est pas évident, alors, je suis venue lui donner des cours particuliers. Gratuits, je t’assure ! » Masaru aurait voulu répliquer mais, son cœur bondissait. Déjà, il avait, dans son appartement, les deux fleurs, les deux amours, les deux étoiles de sa vie. Mais en plus, elles avaient l’air de bien s’entendre. La preuve, Hoshi l’appelait déjà « grande sœur » et Soo Young, dans sa gentillesse habituelle, semblait plus qu’accepter ce petit jeu, et lui a même acheté un carnet, une gomme en forme d’un petit chat adorable, un crayon tout neuf avec de beaux motifs, et, en plus de tout cela, elle lui offrait des cours de qualité ! En plus, le jeune homme avait faim, et, même sans ça, sa gourmandise pouvait clairement être un radar à nourriture. Une bonne odeur de pâtisserie flottait dans la petite cuisine qui était à côté de son appartement. Le sucre était même goûté par le nez de Masaru qui, n’y tenant plus, et sans réfléchir surtout, se précipita dans la cuisine. Il n’en revenait pas. Sa chérie avait acheté des affaires à sa sœur, qu’elle venait à peine de rencontrer, lui portait de l’affection, et en plus, elle venait de leur faire, pour tous les trois, un succulent goûter. Masaru souhaitait un peu de tranquillité avec sa copine, et aurait bien tout mangé. Mais, sa petite sœur le regarda avec un tel air qu’il n’osa pas, et il comprit surtout que, pour une fois, elle pouvait rester. Son père devait être en voyage d’affaires. Soo Young souriait, d’une gentille fierté, pas d’une fierté orgueilleuse. Son ventre gargouilla tellement fort que les deux jeunes femmes se mirent à rire. La belle lycéenne et la splendide Soo Young. Rien de plus ne pouvait contenter notre Masaru. Ou si. Cette idée qu’il allait manger de délicieuses pâtisseries, préparées par sa petite amie chérie, en compagnie de cette dernière et de sa petite sœur. Le soleil était bas mais n’entamait pas réellement sa descente nocturne. Les oiseaux chantaient et un air, délicieux, chaud et embaumé rentra dans la pièce par la fenêtre que Soo Young avait précédemment ouverte. Masaru dit que cela pouvait aussi être à son tour de rire, et sa copine rougit. Finalement, il expliqua quand même, sous les protestations amusantes de celle-ci(à-vrai dire, il y a de toutes fortes chances pour qu’elle ait également considéré cela comme un jeu) à sa petite sœur, et il rappela donc à sa petite amie, comment celle-ci avait failli détruire sa cuisine. En effet, pour ce qui touche au chocolat, sa petite Soo se débrouille vraiment bien, mais elle n’était pas tellement habituée à cuisiner tout de même, les autres SNSD la chouchoutaient même si, bien sûr, et, bien entendu il le savait, elle avait également sa manière de les chouchouter ainsi que de les remercier. Mais, bref, passons. Donc, Soo Young avait voulu, comme aujourd’hui, faire une surprise à Masaru. Elle avait profité de son seul jour de repos pour faire des fondants au chocolat, et la cuisine de Masaru sentait le cramé après. Surtout que tout était tapissé de chocolat. Masaru était d’abord mort de rire, puis, tellement ému qu’il s’est quasiment empoisonné. Le lendemain, il devait se rendre à la Johnny’s, et il avait quitté Soo, inquiète, en riant et en finissant par la faire rire, en s’embrassant sous une pluie battante, sur un petit chemin tranquille qui menait à l’agence, pourtant en plein Tokyo, une espèce de chemin de traverse qu’utilisait Masaru pour ne pas se faire prendre, ni par l’agence et donc ceux qui la dirigeaient, ni par des paparazzis. Il s’en servait également pour arriver plus rapidement à l’agence lorsqu’il était en retard. Il est ensuite vite parti et Soo l’a rejoint le soir-même au studio télé pour présenter leur émission quotidienne.

En lui rappelant ce souvenir, Soo Young rougissait et cela la rendit encore plus mignonne, encore plus fondante que ses délicieux fondants. A l’odeur, et à la propreté de la pièce malgré quelques taches brunes qui brillaient sur la cuisinière grâce au soleil qui filtrait à travers la fenêtre aux rideaux ouverts, qui faisaient comme des étoiles brunes et grandissantes, qui répandaient encore plus d’odeurs à la pièce, il remarqua qu’elle s’était vraiment améliorée, et c’est ce qu’il aimait chez Soo Young : sa gentillesse et sa persévérance. Il insista mais finalement, ce fut même elle qui alla les apporter à la petite salle à manger, le plateau remplit de ces sucreries fumantes. Elles furent magnifiques ! Les fondants trônaient dans des moules à cake, simples mais adorable, roses ou rouges, en plastique, et qui donc, se démoulent facilement. Ces pâtisseries brunes étaient nappées d’un sucre fin et rosé, ainsi que de quelques petits galets de chocolats enrobés d’un colorant au goût de fruits. Il les connaissait, il les avait acheté pour Soo Young qui avait tendance à en vider des boîtes entières. Elle était superbe, sa Soo Young. Elle était vêtue dans sa jolie robe blanche, courte et cintrée, retenue de son ampleur par une petite ceinture bleue marine et de bottines à hauts talons assorties. Elle était tout bonnement splendide. Elle avait revêtu un petit tablier, qui n’était plus si blanc après son passage… ! Il vit les yeux de sa sœur briller, bien qu’elle ait déjà dû voir les jambes de Soo Young :

« Tu es si belle ! Et en plus, tu as des jambes si belles. Comment fais-tu ? »

« Tu n’as qu’à pas manger de gâteaux ! » la taquina-t-il. Et, elle se mit à bouder. Soo Young posa alors une main tendre sur l’épaule de sa petite sœur et déclara :

« La vie est injuste, mais je ne me considère pas comme les autres me voient. Toi non plus il me semble. La preuve, tu es tout aussi jolie que ce que tu crois que je suis, si pas plus, et tu te dénigres. Arrête ça ! » sa sœur était fan de Soo Young avant qu’elle ne soit ma petite copine, et parallèlement, une jeune femme venait de lui faire un compliment, à elle, une « enfant ». Elle s’est sentie super touchée. Les jeunes gens passé le restant de la pré soirée à s’empiffrer de gâteaux. Elle avait dû en faire pour tout un régiment ! Mais, elle connaissait bien son amoureux, et elle avait bien déduit que sa petite sœur était pareille. Et puis, même humble, Soo Young ne se faisait pas appeler « god of food » pour rien. Ils en laissèrent tout de même assez pour le dessert(c’est pour vous dire, vu la bande de morphales dont il s’agit) et ils ont mangé. Certes, Masaru aimait les filles cordons bleus. Mais, par-dessus tout, il aimait Soo Young, qui en plus, maintenant, faisait de la cuisine divine, objectivement parlant ! C’était le must ! Ils ont ensuite allumés la télévision et ont passé la nuit à se marrer devant des émissions comme celle qu’ils animaient à deux. Il y avait certaines mêmes têtes, ce qui faisait hurler de rire les deux jeunes amoureux. Hoshi aussi s’amusa à merveille. Mais, toutes les bonnes choses ont une fin. Hoshi dû se coucher, nos amoureux, épuisés, se sont endormis dans les bras l’un de l’autre, et Soo s’est vite réveillée vers cinq heures du mat’, craignant qu’on les repère, alors que franchement, Masaru avait tout de même de la chance à ce niveau-là, même s’il partageait ses craintes. Il l’a raccompagnée à l’appartement des SNSD et a même eu droit à un clin d’œil à la fois hilarant et gênant de YoonA, une bonne amie à lui, et surtout, une SNSD, une super bonne amie à sa petite amie. Il agita la main pour la saluer, étreignit encore sa princesse, la fit tournoyer, puis, ce fut tout. Il la laissa rejoindre son château. En songeant qu’un jour, ils devraient peut-être se quitter à cause de l’agence. Puis il se mit à rire. Comme s’ils pouvaient quelque chose contre leur amour ! Il deviendrait une idole, c’est sûr, qui a aussi le but de faire fantasmer les filles, mais, il y a moyen d’emmener Soo Young dans des endroits sympas sans se faire prendre ! Oui, c’était décidé, la prochaine fois, il l’inviterait au restaurant ! Il avait d’ailleurs aussi contribué à ce but. Il rit de bonheur sur le chemin du retour, sa musique dans les oreilles, du SNSD bien sûr(oui c’est un mec mais, avant tout, un mec qui a du goût et qui est amoureux), et imagina cette prochaine fois romantique. Et il ne forcerait pas Soo Young bien sûr mais, leur relation avait duré, duré,…peut-être s’uniraient-ils… ? Et puis même, il l’aimait, il voulait lui faire plaisir. Mais, il ne s’imagina pas que la prochaine fois n’allait pas se produire. A cause de stupides fans. Il voulait tout plaquer mais, il n’allait pas abandonner des fans pour deux stupides écervelées. Il a aussi dit dans un magazine « c’est justement parce que vous êtes des fans qu’il y a des choses que vous pouvez faire et d’autres que vous ne pouvez pas faire ». Et il a raison. Mais personne n’est parfait, surtout pas durant l’adolescence, et ces deux jeunes filles étaient vraiment des adolescentes égocentriques !

Maintenant, Masaru revient à lui. Il est plus calme mais, à l’intérieur de lui, son cœur déborde et crie de douleur. Il est dos à la jeune femme. Il n’ose pas se retourner. Son cœur flanche de bonheur, par contre, lorsqu’elle le touche. La paume lisse et chaude de sa bien-aimée est posée sur son dos, comme autrefois, mais tremblante. Elle le remercie. Elle a eu peur. Il comprend qu’il peut dorénavant la protéger ! Qu’il sera son ange, ou même mieux, le « garçon de minuit » qui la protégera dans l’ombre. Voilà, c’est décidé. Il doit avoir du recul tout en continuant de protéger cette jeune femme. Elle n’est pas un des oiseaux fragiles que Masaru n’apprécie pas. Elle est un ange descendu sur Terre. L’Ange tombé du Ciel, avec Hoshi. S’il pouvait, avec sa part d’ombre, se cacher dans la nuit pour lui venir en aide à chaque fois qu’elle en aurait besoin, sans non plus tomber dans la paranoïa, alors, il serait heureux. Malgré ce désir de recul, cette décision prise, il la prend dans ses bras et des larmes coulent sur ses joues. Il arrive à stopper ses sanglots mais il agrippe le t-shirt de Soo Young pour savourer une dernière fois la chaleur de son propre dos, sentir sa respiration. Par bonheur, il se calme très vite, retrouve sa droiture, l’enlace à nouveau mais avec protection et lui chuchote à l’oreille. Non pas pour ne pas déranger les voisins, cette ruelle est déserte ! Mais, pour détimbrer au maximum sa voix. Elle ne doit pas reconnaître qui est ce « garçon de minuit ». Il déclare donc de cette voix feutrée :

« Je ne te lâcherai plus jamais. N’aie plus peur. Je serai toujours là pour te protéger. Tu ne couleras jamais, je serai ta bouée dans cette marée de gens. N’aie plus peur. Et ne me remercie pas. C’est moi qui te remercie de me laisser te protéger. »
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Choi Su Yeong - Soo Young

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MessageSujet: Re: Seuls, dans une ruelle. Je ne suis plus seul(PV Soo Young d'amour)   Sam 25 Juin - 22:19

    Tic…Tac...Tic...Pourquoi le temps s'écoulait si vite ? Pourquoi glissait-il entres nos doigts, et pourquoi était-on incapables de le stopper ? Pourtant, l'être humain a toujours voulu le contrôler. Qui n'a jamais rêvé de passer le temps, pendant des heures de cours interminables ? Ou qui n'a jamais voulu le stopper, dans ces rares moments magiques qui ne peuvent être éternels ? A ce moment précis, Soo Young faisait partit de ceux désirant s'emparer du temps, afin de le stopper à cet instant. Pourquoi ? Peut-être pour faire une pause, réfléchir. En fait, même elle, elle ne le savait pas vraiment. C’était d’ailleurs très étrange. Elle était seule, dans une ruelle sombre, avec un inconnu qui venait juste de la sauver. En temps normal, n’importe qui l’aurait remercié et serais partit. Pourquoi ne pouvait-elle pas le faire ?...

    Soo Young sentit le jeune homme l’enlacer, la serrer comme si elle allait s’enfuir, comme si c’était la dernière fois. Elle sentit également sa respiration et ses joues humides. Il pleurait ? Mais pourquoi ? Peut-être qu’il était blessé…En tout cas, c’était plutôt étrange, comme situation. A peine dix minutes auparavant, elle rentrait tranquillement chez elle après une bonne soirée et voilà qu’elle était dans une ruelle sombre, seule avec un homme qu’elle ne connaissait pas et qui la prenait dans ses bras. C’était peut-être un fan qui l’avait suivit ? Toutes les hypothèses étaient bonnes à prendre, mais en tout cas, la jeune femme était loin de se douter de la véritable identité du jeune homme. Et elle ne pouvait pas non plus s’en détacher. C’était étrange, elle ne savait pas pourquoi, mais elle se sentait presque bien. Elle ne tremblait plus et ferma les yeux un instant…

    Tout ça était passé depuis longtemps, elle devait l’oublier, mais pourquoi ça remontait à la surface maintenant ? C’était le fait d’être dans les bras d’un inconnu ? Elle ne le connaissait pas, c’était certain, mais il avait exactement la même taille que celui qui l’avait souvent enlacée. Cette remarque lui rappela de nombreux souvenirs…

    « T’es méchannnnnnnt ! è___é Te moques pas de moi ! »

    La jeune fille croisa les bras, ressemblant à une gamine qu’on aurait contrariée :

    -Puisque c’est ça…Je boude ! T’auras pu jamais de câlins !

    Soo Young accompagna ses paroles en tirant la langue. Elle venait de raconter à Masaru comment elle avait faillit mourir par une overdose de chatouilles. Effectivement, elle avait préparé, la veille, une petite blague à faire à ses amies du groupe. Sauf que ça ne s’était pas déroulé comme prévu, et elle s’était retrouvée par terre, avec les huit filles du groupe sur elle, déterminées à la faire mourir par leurs guilis. Et apparemment, ça amusait Masaru qui s’était mis à rire. La jeune fille s’amusait alors à jouer la gamine vexée, sachant qu’elle finirait gagnante. Contre des câlins, on ne pouvait pas luter, et le jeune homme se prit à son jeu, demandant ce qu’il devait faire pour se faire pardonner. Soo Young parut hésiter, les mains toujours croisées, tournant la tête pour le regarder :

    -Impardonnable !...Mais je veux bien faire un effort…Tu seras pardonné si tu me fais le meilleur câlin du moooooonde !

    Le jeune homme ne se fit pas prier et attraper Soo Young pour l’enlacer. Celle-ci eut un sourire, et après quelques secondes, passa ses mains sous le T-shirt de Masaru, les posant sur sa peau chaude. Elle qui avait souvent les mains froides, elle adorait toucher les gens, qui criaient souvent, surpris du contact. Elle se mit à rire, fière d’elle, et les retira en l’embrassant :

    -On est quittes, maintenant ! »

    Soo Young était juste heureuse. Leur relation était un peu compliquée à gérer, ils devaient se faire très discrets pour ne pas se faire surprendre. Ils pourraient avoir quelques problèmes si ça venait à se savoir au sein de l’agence, et ils ne le désiraient vraiment pas. Mais malgré cela, ils avaient le temps de se voir, d’être ensemble et d’en profiter. Les autres Soshis l’aimaient bien aussi et elles s’arrangeaient souvent pour leur laisser du temps ensemble, en couvrant Soo Young quand il le fallait. Elle avait l’essentiel : celui qu’elle aimait, Masaru, et sa deuxième famille, les filles du groupe. On ne pouvait vraiment pas faire mieux. Elle eut même le droit de faire la rencontre d’une jeune fille totalement adorable, Hoshi. Soo Young la considéra vite comme sa petite sœur, bien que ce soit celle de Masaru. Elle était mignonne, gentille et vraiment importante dans le cœur de son copain. Ils se retrouvèrent un soir, après une journée passée tous les trois. Hoshi était allée se coucher, et, comme d’habitude, les amoureux s’étaient posés dans un canapé :

    -Elle est vraiment adorable…Vous vous ressemblez. Elle a de la chance de t’avoir..Prends soin d’elle pour moi, hein ? ♥

    Elle n’avait pas besoin de lui demander, il le faisait déjà, et elle voulait l’aider aussi. Après tout, c’était comme une petite sœur, maintenant. Elle adorait passer du temps avec elle, lui achetant des trucs et l’emmenant faire du shopping en cachette, quand Masaru n’était pas la. Elle lui manquait… Soo Young pensait souvent à Hoshi…Mais elle n’avait pas osé l’appeler pour la voir, depuis que son histoire avec Masaru avait pris fin. Elle ne savait pas comment elle réagirait, et elle n’osait vraiment pas apparaître devant elle, même pour prendre des nouvelles. Elle savait également que ça lui ferais mal, tous les souvenirs qu’elle essayait d’enfouir remontraient à la surface et ce n’était pas une bonne chose. De toute façon, elle ne pouvait même pas aller à l’appart’ du jeune homme dans l’espoir de la voir, c’était totalement impensable ! Elle avait pris soin d’éviter ces coins, ces derniers temps. Comme le chemin qu’il lui avait montré, par lequel ils passaient pour se rendre à l’agence discrètement. C’était « leur » chemin, avant..Mais plus maintenant, et elle ne pouvait pas non plus y passer par peur de le croiser. C’était ainsi, désormais. Tout devait s’envoler, tout devait être oublié, c’était la vie, comme ça.

    C’était étrange de repenser à tout ça maintenant…Pourtant, elle avait eu droit à de nombreux câlins, mais celui-ci était particulier. Déjà parce qu’elle ne voyait même pas le visage de l’inconnu. Quand elle allait raconter ça à ses amies, elles risquaient de crier en disant qu’elle était totalement folle et qu’il aurait pu lui arriver n’importe quoi. Mais étrangement, elle ne se sentait pas en danger…Même pas du tout. Soo Young sentit le jeune homme se calmer, venant lui chuchoter quelques paroles à l’oreille. Il allait la protéger ? La jeune fille ne comprenait pas très bien. Ils ne se connaissaient, pourquoi vouloir la protéger ? Elle devenait folle, ce n’était peut-être qu’un rêve. Mais elle ne réfléchit pas vraiment, sur le coup, et passa ses bras autour de lui afin de toucher son dos et constater qu’il était bien présent. Elle se mit à parler, pas fort, ne sachant pas vraiment pourquoi , les yeux fermés :

    -Tu me rappelles quelqu’un que je voulais oublier…

    Bon, dans le genre sympathique, on repassera…Mais c’était la vérité. Pourtant elle ne pouvait pas s’empêcher de se sentir bien, à ce moment. Un peu perdue, mais tellement bien…Elle alla rajouter quelque chose lorsqu’un bruit sourd la fit sortir de ses pensées. L’orage…Il se faisait tard, et avec la nuit, elle n’avait pas remarqué le mauvais temps se rapprocher. Elle ne devait pas rester la, elle avait toujours eu peur de l’orage, et c’était pire quand elle était dehors. Les premières gouttes d’eau ne se firent pas attendre…Ca sentait l’averse, il allait se mettre à pleuvoir des cordes dans quelques minutes, c’était impératif, il fallait s’abriter. Soo Young lâcha le jeune homme, s’écartant un peu :

    -Désolée…Merci…Enfin…

    La situation était vraiment très spéciale, elle ne savait pas comment réagir. Un nouveau coup de tonnerre se fit entendre, suivit de près par un éclair et la pluie. La jeune femme attrapa instinctivement le bras du jeune inconnu :

    -Tu es le prince apparaissant pour me sauver ? J’ai besoin que tu me protèges, contre cet orage…


    Soo Young était perdue et comprenait que ce n’était pas un rêve. Depuis quand on pouvait sentir la pluie, dans un rêve ? Elle s’en fichait pour le moment de savoir qui s’était, comment il était arrivé la, et pourquoi il voulait la protéger. Elle devait s’abriter et rentrer, l’orage lui faisait peur, et les filles risquaient d’appeler bientôt, sachant qu’elle n’aimait pas ça et qu’elle était certainement en train de rentrer. Et le fait d’être dans une ruelle sombre comme ça était encore plus effrayant. Heureusement que ‘le garçon de minuit’ était la, bien qu’il pouvait disparaître aussi vite qu’il était apparu…
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Seuls, dans une ruelle. Je ne suis plus seul(PV Soo Young d'amour)
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